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QUESTIONS RECEPTIONNEES PAR COURIER ET PAR
MAIL |
THEMES :
Organisation du débat (1
question)
Opportunité du projet (4
questions)
Aspects techniques (7
questions)
Aspects Socio-économiques
(9 questions)
Aspects environnementaux
(5 questions)
Interface ville-port (13
questions)
Financement (2
question)
Divers (1
question)
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Question n°52 de : Daniel ROBBES –
20200 BASTIA – le 25/03/07 Le débat sur l'éventuel nouveau port
de commerce de Bastia se retrouve à mon point de vue, sans que l'enjeu
économique soit équivalent, à rapprocher du débat sur l'autre projet qui
fâche : la zone de transit des déchets ménagers. Devons-nous accepter de laisser
polluer un site aussi appréciable que celui de Ficaghjola avec "béton
futuriste" et quais immenses désertés pendant 10 mois de l'année au seul
profit des touristes fugitifs pour les 2 mois restants. Au chapitre des profits, on est aussi
en droit de s'interroger à qui profitera la retombée économique de ce
chantier, qui aura les capacités pour répondre à l'appel d'offre, une chose
est sûre, les bastiais n'auront que des nuisances. |
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Réponse du
maître d'ouvrage : le 03/04/07 Les objectifs du projet sont évoqués dans les études disponibles dans les
locaux de la Commission de pilotage et sur le site Internet du débat. Les trafics du port de Bastia et leurs évolutions ont été analysés dans
l'étude de développement portuaire consultable dans les locaux de la
Commission de pilotage et sur le site Internet du débat. Le
projet d'extension portuaire doit répondre à quatre objectifs : -
sécuriser la
navigation portuaire o
en améliorant les
conditions de manœuvres des navires dans le bassin o
en permettant l'accueil
des grands navires qui desservent Bastia actuellement. -
améliorer le cadre
portuaire, o
en offrant des espaces
de terre-pleins suffisants pour assurer la sécurité des usagers, o
en garantissant une
meilleure accessibilité au port, o
en développant les
services aux passagers. -
répondre aux besoins
de la continuité territoriale en répondant à la demande actuelle et future. -
maintenir voire
développer le rôle économique majeur du port dans l'agglomération bastiaise,
et pour l'ensemble de la Corse. L’un
des objectifs du projet est bien de participer à un développement économique durable. Le projet doit ainsi
permettre de participer et d’accompagner le développement économique de la
Corse. Il ne se fera pas sans le respect des générations futures au travers de
la formation et de l'éducation. Quelle que soit l'évolution future du
tourisme en Corse, il est nécessaire de mener une réflexion sur une
éventuelle extension du port de Bastia. L’un des objectifs du projet est de
participer à un développement économique durable. C'est à dire non pas de
promouvoir le développement touristique de la Corse à tout prix, mais de
l'accompagner en adaptant l'offre de transports à la demande. Le projet doit permettre de participer et
d’accompagner le développement économique de la Corse. Il ne se fera pas
sans le respect des préoccupations environnementales et le respect des
générations futures. Il ne s’agit donc pas de favoriser le tout tourisme. Le
tourisme est un enjeu essentiel pour l’île : il représente aujourd’hui
36% du PIB marchand de l’île et les offres d’emplois dans le tourisme
représentent environ le ¼ des emplois offerts en Corse. L’objectif est de le
maîtriser. La problématique posée par le projet est bien : comment
maîtriser le tourisme, dans le respect de notre environnement et de notre
culture Le
pic de trafic portuaire
concerne l'ensemble de la saison estivale, soit de juin à septembre, et
représente près de 75 % du trafic annuel de passagers. Il s'agit donc d'un
élément incontournable dans la gestion et l'organisation de l'activité
portuaire. Par ailleurs, sécuriser la navigation portuaire
est une condition indispensable pour la pérennité de l'activité portuaire de
Bastia. Les pics de trafic portuaire déterminent le dimensionnement d'un port
selon une réglementation internationale. Elle garantit la sécurité des
navires et des usagers, en définissant la taille des espaces de manœuvres
pour les navires et celle des surfaces réservées aux usagers. Cette réglementation internationale doit être
respectée quel que soit le trafic quotidien du port afin d'assurer la
sécurité de la navigation et des passagers en permanence. Les
entreprises comme les carrières corses auront vraisemblablement un rôle à
jouer dans la construction de l'extension. Si des autorisations d'augmentation des
extractions sont accordées, le volume exploitable des carrières corses
est suffisant pour l'approvisionnement du chantier d'extension à partir des
carrières de BARBAGGIO et de BORGO, les plus proches de Bastia. Les approvisionnements extérieurs la Corse sont
possibles par voie maritime. Ils peuvent être envisagés à l'aide de chalands
de 1 500 tonnes effectuant des rotations entre l'appontement de
chargement et le site portuaire. Compte tenu des volumes en jeu, les carrières du
continent français ou de Sardaigne pourraient également être utilisées, à un
coût plus élevé. La réalisation et la pose des caissons, les
dragages, paraissent également nécessiter le recours à des entreprises
spécialisées et d'une taille suffisante compte tenu des volumes réalisés. Ce
sont les contraintes économiques et les spécifications du maître d’œuvre
qui décideront du choix. Enfin, un projet portuaire de
cette ampleur, porté par une collectivité locale, est soumis au code des
marchés publics. Les entrepreneurs locaux du BTP pourront donc rechercher des
associations ou des partenariats avec d’autres entreprises corses ou du
continent pour répondre aux appels d'offre de la Collectivité Territoriale de
Corse, comme c’est déjà le cas pour les marchés d’infrastructures
importantes. Un tel projet nécessitera l'appui
de ressources extérieures, mais il est certain qu'une part importante des
travaux reviendra à la Corse. |
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Question n°51 de : Eugène BETTINI – le
25/03/2007 Bastia a perdu toutes ses plages :
Toga, Piazza d'a, Ficaghjola. Bonjour les projets structurants : le
respect des espaces sociaux naturels où le lien social s'exprimait
populairement ont disparu. Alors que nous sommes à l'heure du développement
durable, votre opération n'est qu'une facette du plan d'urbanisation de la
Corse : c'est-à-dire transformer la Corse en "BRONZE CUL
international" et vouée à n'être qu'une périphérie pauvre de l'Europe
industrielle et marchande !! Si votre projet est aussi bien réalisé
que celui de Campoloru, je n'ose imaginer les dégâts en terme d'écologie
marine !! Comment allez-vous respecter l'herbier de posidonie (plante
protégée par la loi) ? Si le projet se réalise, comment allez-vous respecter
les courants marins ? Qui sont le ou les concepteurs des études réalisées en
termes d'études d'impact écologique ? |
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Réponse du
maître d'ouvrage : le 03/04/07 Les
objectifs du projet sont évoqués dans les études disponibles dans les locaux
de la Commission de pilotage et sur le site Internet du débat. Ils sont également
exposés en détail dans le dossier du débat disponible lors des réunions
publiques, au siège de la CPDP, et sur le site Internet du débat. Le projet d'extension portuaire doit répondre à
quatre objectifs : -
sécuriser la navigation portuaire o
en améliorant les conditions de manœuvres des navires dans le bassin o
en permettant l'accueil des grands navires qui desservent Bastia
actuellement. -
améliorer le cadre portuaire, o
en offrant des espaces de terre-pleins suffisants pour assurer la
sécurité des usagers, o
en garantissant une meilleure accessibilité au port, o
en développant les services aux passagers. -
répondre aux besoins de la continuité territoriale en répondant à la
demande actuelle et future. -
maintenir voire développer le rôle économique majeur du port dans
l'agglomération bastiaise, et pour l'ensemble de la Corse. L’un des objectifs du projet est bien de
participer à un développement économique durable. Le projet doit ainsi
permettre de participer et d’accompagner le développement économique de la
Corse. Il ne se fera pas sans le respect des générations futures au travers
de la formation et de l'éducation. Quelle que soit l'évolution future du
tourisme en Corse, il est nécessaire de mener une réflexion sur une
éventuelle extension du port de Bastia. L’un des objectifs du projet est de
participer à un développement économique durable. C'est à dire non pas de
promouvoir le développement touristique de la Corse à tout prix, mais de
l'accompagner en adaptant l'offre de transports à la demande. Le projet doit permettre de participer et
d’accompagner le développement économique de la Corse. Il ne se fera pas
sans le respect des préoccupations environnementales et le respect des
générations futures. Il ne s’agit donc pas de favoriser le tout tourisme. Le
tourisme est un enjeu essentiel pour l’île : il représente aujourd’hui
36% du PIB marchand de l’île et les offres d’emplois dans le tourisme
représentent environ le ¼ des emplois offerts en Corse. L’objectif est de le
maîtriser. La problématique posée par le projet est bien : comment
maîtriser le tourisme, dans le respect de notre environnement et de notre
culture Une
étude environnementale a été réalisée sur les peuplements marins remarquables
et les espèces marines protégées ou à valeur commerciale, à l’emplacement de
chacune des deux options. Les études ont été réalisées par un bureau
d’études spécialisé, CreOcean. CreOcean est une société de services et de
conseils en océanographie, en environnement littoral et marin. Elle a été
choisie par la Collectivité Territoriale de Corse, après un appel d’offres
public, pour son expérience et ses connaissances en matière de peuplements
marins remarquables, espèces marines protégées ou à valeur commerciale. Le débat public se situe très en amont du projet.
Les études environnementales ne sont pas des études d’impact. Si le débat
public conclut à la poursuite du projet, celles-ci seront menées plus tard
dans les étapes du projet, en amont de l’enquête d’utilité publique. La prise
en compte des herbiers de posidonies Les travaux, dans les deux options, pourraient
entraîner la mise en suspension de sédiments sur le site et ses alentours.
En particulier, ces sédiments sont susceptibles de se déposer sur les
herbiers de posidonies. Pour l’une et l’autre des options, et comme dans tout
chantier maritime, les travaux nécessitent la mise en œuvre de précautions
particulières pour éviter la dispersion d'éléments fins dans l'eau qui
peuvent endommager les herbiers. Les systèmes d'écran ont déjà été
expérimentés mais ils s’avèrent vulnérables en mer ouverte. Si nécessaire, il
pourra donc être mis en œuvre un lavage préalable des matériaux pour en
éliminer les éléments fins. Les effets du projet sur l’environnement peuvent
être négatifs et positifs. Quelle que soit l’option, l’extension du port de
Bastia entraînerait : -
la destruction de certains habitats présentant un intérêt écologique
(biodiversité, réseaux trophiques et paysage) et économique (pêche, plongée,
protection du littoral) majeurs , -
la modification de la transparence des eaux (principalement durant
le chantier mais également lors du percement et de l’entretien du chenal
d’accès) et de l’hydrodrologie du site et donc de l’équilibre sédimentaire de
l’herbier à proximité de l’ouvrage, à moyen et long terme, -
l’augmentation des rejets telluriques liés à l’implantation du
port notamment à travers les eaux de ruissellement (hydrocarbures, antifouling, détergents,…) mais également les
rejets des bateaux et des installations portuaires (sanitaires, commerces, distribution
de carburant, réparation navale,…), -
l’augmentation des mouillages forains à proximité du port en
saison estivale motivée par les nouveaux services offerts aux plaisanciers à
travers cette infrastructure portuaire et par l’abri éventuel apporté par les
digues. A long terme, des espèces protégées (Posidonies,
Cymodocées, Grandes Nacres, oursin diadème) mais également la patelle géante
(en cas de démantèlement de la digue du port actuel) seraient détruites. Le projet aurait également des effets positifs
sur l’environnement. Il permettrait en particulier : -
La constitution de nouveaux habitats rocheux favorables à
l’installation d’espèces de poissons (dans les interstices des enrochements) -
L’extension de l’habitat d’une espèce protégée (la patelle géante)
déjà présente sur les tétrapodes du port de commerce actuel. Au-delà
des moyens mis en œuvre pour limiter les impacts du projet sur
l’environnement, plusieurs mesures
peuvent être mises en place pour compenser ces impacts : -
la mise en place de structures rocheuses immergées pourrait
compenser en partie la perte des roches coralligènes présentes au large de la
digue du port de commerce. En effet, ces structures pourraient présenter un
intérêt paysager pour les plongeurs et un intérêt économique pour les
pêcheurs à moyen terme -
plusieurs mesures de renforcement des herbiers de Posidonies, à
travers la réalisation d’actions spécifiques, dans des secteurs menacés ou
dégradés en Corse, pourraient être envisagées (protection contre le chalutage
sur la plaine orientale, aide à la recolonisation naturelle des herbiers au
droit de la mine de Canari,…). La mise en place d’aires protégées ou tout
autre mesure (mouillage organisé) permettant de maintenir en bonne santé ou
de restaurer un herbier dont l’état est altéré doit être privilégiée. -
le déplacement des principales espèces protégées et/ou
sensibles pourrait être expérimenté et faire l’objet d’un suivi scientifique
régulier. -
la mise en place d’un système de surveillance de ces espèces au
voisinage de l'extension portuaire permettrait de mieux appréhender l’impact
de cette réalisation et d’intervenir le plus précocement possible en cas de
dégradations liées à la gestion des infrastructures portuaires. La prise
en compte des courants marins L’extension
du port n’aura pas d’impact sur les courants généraux qui sont faibles dans
les zones d’étude. Seuls les courants développés par les vagues à la plage
ont un effet qui a été étudié, puisque c'est ce phénomène qui crée une partie
du transit littoral. Des
courants peuvent se développer à proximité des ouvrages du fait de leur
implantation, qui entraîne une modification du régime des houles. Ces
"courants d'expansion latéral" ont été étudiés pour chacune des configurations susceptibles
d'être concernées par le phénomène. Dans
le cas de la configuration sur le site actuel ou avec ouverture nord sur le
site de la Carbonite, les courants d'expansion latéral qui seront crées
n'auront pas d'impact. En effet, ils seront faibles et les zones du littoral
concernées sont déjà artificialisées. Ces
courants ne sont pas susceptibles de gêner la navigation. Nous vous invitons à venir participer, poser vos
questions et émettre vos avis à la réunion thématique du 10 avril 2007 sur
les aspects environnementaux. |
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Question n°40 de : Jean Yves COURTOIS,
20251 ALTIANI – le 13/03/2007 3e question : Nos
entrepreneurs du BTP locaux n'ont-ils pas intérêt à cette création quels que
soient les besoins ? |
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Réponse du
maître d'ouvrage : le 21/03/07 Les objectifs du projet sont évoqués dans les
études disponibles dans les locaux de la Commission de pilotage et sur le
site Internet du débat. Ils sont également exposés en détail dans le dossier
du débat disponible lors des réunions publiques, au siège de la CPDP, et sur
le site Internet du débat. Le projet d'extension portuaire doit répondre à
quatre objectifs : -
sécuriser la navigation portuaire, -
améliorer le cadre portuaire, -
répondre aux besoins de la continuité territoriale en répondant à la
demande actuelle et future. -
participer à un développement durable de la Corse Ces objectifs répondent à des besoins vitaux pour
la pérennité de la desserte maritime de Bastia et de la Corse dans son
ensemble. Le projet du maître d'ouvrage étant
au stade des études préliminaires et du débat public, il n'est pas possible
de connaître le détail des caractéristiques techniques de l'éventuelle
extension, ni les entreprises qui réaliseraient les travaux. Il y aura vraisemblablement une part
importante de ces travaux qui sera réalisée par des entreprises corses. Les
carrières préconisées pour l'approvisionnement des matériaux sont également
localisées en Corse (Brando et Barbaggio), pour des raisons de coûts de
transport et de praticité. Cependant, un projet portuaire de
cette ampleur, porté par une collectivité locale, est soumis au code des
marchés publics. Les entrepreneurs locaux du BTP pourront donc rechercher des
associations ou des partenariats avec d’autres entreprises corses ou du
continent pour répondre aux appels d'offre de la Collectivité Territoriale de
Corse, comme c’est déjà le cas pour les marchés d’infrastructures
importantes. |
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Question n°89 de : Pierre
Marie LE MAILLOT, 20000 AJACCIO – le 03/05/07 L’examen cartographique du littoral oriental fait apparaître que
le mouvement sableux s’effectue du sud vers le nord depuis le Travo jusque
l’Arinella, les déboires du port de Taverna en sont l’illustration. Est-ce
que ce constat intervient dans le choix de l’option Carbonite ? |
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Réponse du maître d'ouvrage : le 29/05/07 Ce type de constat a été
pris en compte dans les études. Il intervient à deux niveaux dans le choix du
positionnement de l'option et de ses caractéristiques : §
le site a été choisi en bout de plage pour ne pas
créer de discontinuité du transit littoral des sédiments, et éviter notamment
l'érosion au Nord du port. Dans la configuration proposée par le maître
d'ouvrage, il n'y a pas de risques d'érosion au nord du port, le littoral
étant rocheux et artificialisé. §
l'abandon de l'hypothèse avec entrée sud qui
impliquait, à terme, un risque de sédimentation dans la passe d'entrée
associée à une érosion forte au sud des infrastructures. |
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Question n°78 de : Bernard BIASOTTO, Association Arinella
de Brando – le 18/04/07 Habitant la
commune de Brando, et ayant lu sur le rapport de la CTC, que
vraisemblablement et bien avant les consultations d’usages pour les marchés
publics le site de la carrière de Brando a été sinon choisi du moins très
sérieusement sollicité, je voudrais avoir plus de renseignements sur le site
qui va recevoir l’appontement prévu pour les rotations des barges qui vont
servir aux transports des blocs de roches issues de cette belle carrière.
Ceci dans la configuration de l’acheminement des blocs par voie maritime bien
sur Le département
de la Haute Corse, a réalisé il y a
peu de temps un enrochement qui a pour but de soutenir la RD 80 à
l’entrée sud d’Erbalunga (principal village de la commune de Brando),
réalisation pharaonique qui traumatise
par son gigantisme une grande partie de la population. Le site qui a
été détruit pour réaliser cette opération de grande sécurité se nommait la
plage de l’Arinella. Ce même
département a pour projet de réaliser sous peu (projet approuvé par
délibération par la commune de Brando), la création d’une plage sur ce site. Pour en avoir
vu le dessin et en apprécier les desseins, ce projet ressemble à si méprendre
à un futur port…création d’une digue perpendiculaire à l’enrochement
existant, le projet de plage est
consultable en Mairie d’Erbalunga La carrière de
Brando, pour situer géographique ma future question, est située au Nord
d’Erbalunga, L’enrochement
de l’Arinella est situé au sud d’Erbalunga. Il est
mentionné pour l’option « port de Bastia » des rotations au nombre de
530/jour soit 1060 camions qui vont passer
sur la RD 80 et traverser dans un axe Nord Sud le village d’Erbalunga
et la commune sur une distance d’environ 2 kilomètres Comprenez
l’inquiétude de la population de cette commune devant cette perspective de
nuisances, je dirai presque de catastrophe naturelle, qu’elle pourrait subir
tout au long de la durée du chantier. Aussi ma
question est : Ou devra se
situer le site d’appontement qui doit recevoir les barges qui vont alimenter
l’éventuel chantier du futur port de Bastia ? |
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Réponse du
maître d'ouvrage : le 03/04/07 Si l’extension du port
de Bastia se réalise, il sera nécessaire d’approvisionner des quantités
importantes de matériaux de carrière pour réaliser les ouvrages (digues,
remblais, remplissage de caissons). Ces matériaux
proviendront de diverses origines. Tout d’abord, il faut
rappeler que le chiffre de 530 camions par jour dans Bastia pendant la
période de pointe de la construction correspondrait au besoin global en matériaux (enrochements et
remblais) si ceux-ci étaient intégralement approvisionnés par voie terrestre.
S’il a été cité, c’est effectivement pour montrer la difficulté, sinon
l’impossibilité d’un approvisionnement totalement terrestre, donc la
nécessité d’un approvisionnement maritime, qui soulagera d’autant le trafic
routier. L’approvisionnement
maritime peut s’envisager depuis un point situé sur la cote corse, ou depuis
un site extérieur à l’île. Sur l’île, deux
carrières existantes ont été examinées pour leur proximité relative au
projet, dont la carrière de Brando. La piste de la carrière
de Brando présente l’intérêt d’aboutir sur la RN à proximité du rivage. Il
peut être envisagé de construire un appontement (éventuellement provisoire et
démonté à la fin du chantier) en face de l’arrivée de la piste de chantier. Les camions
accéderaient à cet appontement sans circuler sur la RN ni traverser aucune
zone habitée (traversée de la RN à sécuriser). Pendant les 2 à 3 ans de la
construction des digues, des chalands pourraient être chargés sur cet
appontement dans des chalands qui feraient la navette jusqu’au site de
construction. L’étude
d’approvisionnement en matériaux effectuée dans le cadre de l’information du
débat public avait pour objet de vérifier la faisabilité de cet
approvisionnement. Si la décision de réaliser ce projet est prise, des études
beaucoup plus détaillées préciseront les données, notamment
quantitatives ; Par ailleurs, les entreprises qui effectueront les
travaux proposeront peut-être d’autres solutions d’approvisionnement ou de
mode de construction. |
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Question n°68 de : Etienne MOLINELLI, 20200 Ville di
Pietrabugno – le 30/03/2007 Pourquoi ne pas construire le grand
port de la Corse plus au sud de Bastia, à l'embouchure de Golo par exemple et
à l'intérieur des terres? A cet endroit, il bénéficierait de tout l'espace
requis pour le stockage des véhicules et autres marchandises. De cette
manière, le littoral serait préservé. A l'abri de tous les vents, les
manœuvres d'entrée et de sortie seraient ainsi sécurisées. A cet endroit, il bénéficierait de la proximité du dépôt
pétrolier et de l'aéroport de Poretta et du plus important carrefour de la
Corse qu'est Casamozza. De plus, il
contribuerait au développement des communes de l'intérieur et ainsi l'actuel
port de commerce de Bastia deviendrait l'un des plus beaux ports de plaisance
et de croisières de Méditerranée. |
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Réponse du
maître d'ouvrage : le 19/04/07 Dans le cadre des études préliminaires, une
trentaine d’esquisses ont été analysées selon de nombreux critères. De
nombreuses ont été écartées pour des raisons techniques, environnementales,
et parce qu’elles ne répondaient pas aux objectifs fixés par le projet. Le
site du Golo n'a pas été retenu en raison des effets sur le littoral
qu'aurait un ouvrage portuaire implanté sur cet emplacement. Pour réaliser un port "intérieur", à
supposer que les terrains soient disponibles et libres de toute contrainte,
il serait nécessaire de réaliser : -
un chenal d'accès d'une profondeur suffisante pour permettre l'accès
des navires (en tenant compte des mouvements du navire dus à la houle), -
des digues de part et d'autre de ce chenal pour assurer son maintien
et protéger le port de l'entrée des houles. On se retrouverait donc dans les mêmes conditions
que pour un port "extérieur" concernant l'impact sur le littoral et
sur les milieux. Sans ouvrages de part et d'autre du chenal,
celui-ci se comblerait perpétuellement de sédiments qu'il serait
nécessaire de draguer. Ce dragage
entraînerait une perte de sédiment à proximité de la source d'apport qu'est
le Golo, et de graves conséquences sur le Lido de la Marana et donc le grau
de l'étang de Biguglia. Il faut également prendre en considération le
fait qu'un chenal seul amène une modification du régime des houles à la côte,
du fait de la différence de profondeur entre les fonds marins naturels et le
fond du chenal, avec potentiellement des conséquences sur le littoral
avoisinant déjà en érosion. |
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Question n° 48 de : Thierry NOUAILLE –
le 25/03/2007 Un éminent citoyen avait soumis l’idée
que l’extension du port actuel de Bastia semblait impossible du fait de
l’arrêt de l’activité du port pendant la phase des travaux. |
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Réponse du
maître d'ouvrage : le ¾/07 L'organisation des chantiers dépendra des types
d'ouvrages qui auront été définis par le maître d'œuvre. Dans
l’option "site Carbonite", le chantier pourrait s’organiser de façon
relativement linéaire, avec une réalisation simultanée des terre-pleins et
des digues. Les quais seront réalisés dans une deuxième phase, à l'abri des
protections constituées par les digues. Les travaux n'auront aucune
incidence sur le fonctionnement du port actuel et sur le trafic maritime.
L’approvisionnement des matériaux par voie terrestre pourrait, en outre,
éviter de transiter par la ville. Dans
l’option "site actuel", l'organisation du chantier est beaucoup plus
complexe. En effet, la réalisation des ouvrages devra perturber le moins
possible l'exploitation portuaire. Par ailleurs, le recépage de la digue
existante doit se faire à l'abri de la nouvelle digue. Pendant la période de
recépage, une partie des quais et terre-pleins existants ne seront plus
utilisables pour l'exploitation. |