MAITRE D'OUVRAGE

QUESTIONS RECEPTIONNEES PAR COURIER ET PAR MAIL

 

 

 

THEMES :

                                                          

Organisation du débat (1 question)

Opportunité du projet (4 questions)

Aspects techniques (7 questions)

Aspects Socio-économiques (9 questions)

Aspects environnementaux (5 questions)

Interface ville-port (13 questions)

Financement (2 question)

Divers (1 question)

 

 

 

 

ORGANISATION DU DEBAT

 

 

Question n°26 de : Gérard GENTIL-GIUDICELLI, 20200 BASTIA – le 06/03/07

Pourra-t-on instaurer une commission de citoyens de suivi des travaux ?

Quelles seront ses prérogatives ?

 

Réponse du maître d'ouvrage : le 12/03/2007

 

Le code de l’environnement, dans ses articles, stipule que les travaux sont soumis à une étude d’impact, dont le public est tenu informé :

« Les travaux et projets d'aménagement qui sont entrepris par une collectivité publique ou qui nécessitent une autorisation ou une décision d'approbation, ainsi que les documents d'urbanisme, doivent respecter les préoccupations d'environnement.

Les études préalables à la réalisation d'aménagements ou d'ouvrages qui, par l'importance de leurs dimensions ou leurs incidences sur le milieu naturel, peuvent porter atteinte à ce dernier, doivent comporter une étude d'impact permettant d'en apprécier les conséquences. Cette étude d'impact est transmise pour avis à l'autorité administrative de l'Etat compétente en matière d'environnement par l'autorité chargée d'autoriser ou d'approuver ces aménagements ou ces ouvrages.

Sans préjudice de l'application des dispositions des articles L. 11-1-1 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et L. 126-1 du présent code relatives à la motivation des déclarations d'utilité publique et des déclarations de projet, lorsqu'une décision d'octroi ou de refus de l'autorisation concernant le projet soumis à l'étude d'impact a été prise, l'autorité compétente en informe le public et, sous réserve du secret de la défense nationale, met à sa disposition les informations suivantes :

-  la teneur de la décision et les conditions dont celle-ci est le cas échéant assortie ;

-  les motifs qui ont fondé la décision ;

-  les lieux où peuvent être consultées l'étude d'impact ainsi que, le cas échéant, les principales mesures destinées à éviter, réduire et si possible compenser les effets négatifs importants du projet. »

 

Par ailleurs, le débat public nous permettra de prendre la mesure des attentes du public et de définir le cadre de l’après débat. La décision qui sera prise, en octobre 2007 rendra compte à la fois de l’issue donnée au projet et des suites qui seront données à la concertation.

 

 

 

 

 

OPPORTUNITE DU PROJET

 

 

Question n°61 de : Yvan DAMIANI, 20200 SANTA MARIA DI LOTA  – le 28/03/07

96620 passagers à Porto Vecchio en 2006 (Corse Matin ce jour), 166722 passagers à Calvi en 2006 (site ville de Calvi) !!!

Ne pourrait-on pas "détourner" une bonne partie des passagers arrivants à Bastia sur ces 2 ports, qui comptent parmi les pôles touristiques les plus importants de la Corse ? Bien sûr, dans ce cas, des aménagements seraient nécessaires dans ces 2 ports, dits "secondaires" !!! Corsica (Sardinia) Ferries va déjà en Sardaigne, pourquoi ne pas s'arrêter à Porto-Vecchio au passage ?

 

Réponse du maître d'ouvrage : le 03/04/07

 

Le projet soumis au débat pose la question de la pérennité du trafic portuaire de l'agglomération bastiaise.         

Il ne s'agit pas de répartir le trafic entre les autres ports, mais de pouvoir satisfaire un trafic correspondant à plus de 50 % du trafic Corse. Or, Bastia est la porte d'entrée de l'œuvre, qui représente plus de la moitié du trafic passagers du port.

Par ailleurs : 

-          l'organisation du réseau routier Corse fait de Bastia la porte d'entrée naturelle d'une grande partie de Corse

 

-          la dispersion n'est pas une solution économiquement performante : elle multiplie les coûts d'investissements et d'exploitation qui rejaillissent sur les coûts d'usage donc sur la fréquentation et/ou les prix des produits consommés dans l'île.

 

 

-          la taille de la Corse ne permet pas une multiplication des plates-formes logistiques, il est donc évident que le port majeur d'approvisionnement de l'île doit se situer près d'un grand centre économique là ou il y a de la place pour accueillir des équipements fortement consommateurs de foncier et à proximité d'un bassin de main d'œuvre.

 

 

Enfin, un éventuel report d’une partie du trafic vers les autres ports, à supposer qu’il soit techniquement et économiquement envisageable, ne serait pas à la hauteur du problème. En effet, le port de Bastia c’est 60 % du trafic maritime de la Corse (part qui n’a cessé d’augmenter ces dernières années), c’est 35 % de l’accueil des touristes venus en Corse, c’est aussi la plateforme logistique pour le fret d’une grande partie de l’île qui ne peut être délocalisée vers un autre site portuaire.

                                                                                               

Etant donné la position géographique de Bastia qui en fait un port naturel de desserte de toute la côte Est, du Cap et de la Balagne, ce n’est pas Ajaccio qui pourrait logiquement s’y substituer. Ni Porto-Vecchio, ni l’Ile Rousse ni Calvi n’ont une capacité d’extension suffisante pour leur permettre de se substituer au premier port de l'île en termes de passagers et de marchandise, en complément de leurs trafics actuels.

 

 

 

Question n°52 de : Daniel ROBBES – 20200 BASTIA – le 25/03/07

Le débat sur l'éventuel nouveau port de commerce de Bastia se retrouve à mon point de vue, sans que l'enjeu économique soit équivalent, à rapprocher du débat sur l'autre projet qui fâche : la zone de transit des déchets ménagers.

Devons-nous accepter de laisser polluer un site aussi appréciable que celui de Ficaghjola avec "béton futuriste" et quais immenses désertés pendant 10 mois de l'année au seul profit des touristes fugitifs pour les 2 mois restants.

Au chapitre des profits, on est aussi en droit de s'interroger à qui profitera la retombée économique de ce chantier, qui aura les capacités pour répondre à l'appel d'offre, une chose est sûre, les bastiais n'auront que des nuisances.

 

Réponse du maître d'ouvrage : le 03/04/07

 

Les objectifs du projet sont évoqués dans les études disponibles dans les locaux de la Commission de pilotage et sur le site Internet du débat. Les trafics du port de Bastia et leurs évolutions ont été analysés dans l'étude de développement portuaire consultable dans les locaux de la Commission de pilotage et sur le site Internet du débat.

 

Le projet d'extension portuaire doit répondre à quatre objectifs :

-          sécuriser la navigation portuaire

o        en améliorant les conditions de manœuvres des navires dans le bassin

o        en permettant l'accueil des grands navires qui desservent Bastia actuellement.

-          améliorer le cadre portuaire,

o        en offrant des espaces de terre-pleins suffisants pour assurer la sécurité des usagers,

o        en garantissant une meilleure accessibilité au port,

o        en développant les services aux passagers.

-          répondre aux besoins de la continuité territoriale en répondant à la demande actuelle et future.

-          maintenir voire développer le rôle économique majeur du port dans l'agglomération bastiaise, et pour l'ensemble de la Corse.

 

L’un des objectifs du projet est bien de participer à un développement économique durable. Le projet doit ainsi permettre de participer et d’accompagner le développement économique de la Corse. Il ne se fera pas sans le respect des générations futures au travers de la formation et de l'éducation.

 

Quelle que soit l'évolution future du tourisme en Corse, il est nécessaire de mener une réflexion sur une éventuelle extension du port de Bastia. L’un des objectifs du projet est de participer à un développement économique durable. C'est à dire non pas de promouvoir le développement touristique de la Corse à tout prix, mais de l'accompagner en adaptant l'offre de transports à la demande.

Le projet doit permettre de participer et d’accompagner le développement économique de la Corse. Il ne se fera pas sans le respect des préoccupations environnementales et le respect des générations futures. Il ne s’agit donc pas de favoriser le tout tourisme. Le tourisme est un enjeu essentiel pour l’île : il représente aujourd’hui 36% du PIB marchand de l’île et les offres d’emplois dans le tourisme représentent environ le ¼ des emplois offerts en Corse. L’objectif est de le maîtriser. La problématique posée par le projet est bien : comment maîtriser le tourisme, dans le respect de notre environnement et de notre culture

 

Le pic de trafic portuaire concerne l'ensemble de la saison estivale, soit de juin à septembre, et représente près de 75 % du trafic annuel de passagers. Il s'agit donc d'un élément incontournable dans la gestion et l'organisation de l'activité portuaire.

Par ailleurs, sécuriser la navigation portuaire est une condition indispensable pour la pérennité de l'activité portuaire de Bastia. Les pics de trafic portuaire déterminent le dimensionnement d'un port selon une réglementation internationale. Elle garantit la sécurité des navires et des usagers, en définissant la taille des espaces de manœuvres pour les navires et celle des surfaces réservées aux usagers.

Cette réglementation internationale doit être respectée quel que soit le trafic quotidien du port afin d'assurer la sécurité de la navigation et des passagers en permanence.

 

 

Les entreprises comme les carrières corses auront vraisemblablement un rôle à jouer dans la construction de l'extension.

                                         

Si des autorisations d'augmentation des extractions sont accordées, le volume exploitable des carrières corses est suffisant pour l'approvisionnement du chantier d'extension à partir des carrières de BARBAGGIO et de BORGO, les plus proches de Bastia.

Les approvisionnements extérieurs la Corse sont possibles par voie maritime. Ils peuvent être envisagés à l'aide de chalands de 1 500 tonnes effectuant des rotations entre l'appontement de chargement et le site portuaire.

Compte tenu des volumes en jeu, les carrières du continent français ou de Sardaigne pourraient également être utilisées, à un coût plus élevé.

 

La réalisation et la pose des caissons, les dragages, paraissent également nécessiter le recours à des entreprises spécialisées et d'une taille suffisante compte tenu des volumes réalisés. Ce sont les contraintes économiques et les spécifications du maître d’œuvre qui décideront du choix.

 

Enfin, un projet portuaire de cette ampleur, porté par une collectivité locale, est soumis au code des marchés publics. Les entrepreneurs locaux du BTP pourront donc rechercher des associations ou des partenariats avec d’autres entreprises corses ou du continent pour répondre aux appels d'offre de la Collectivité Territoriale de Corse, comme c’est déjà le cas pour les marchés d’infrastructures importantes.

Un tel projet nécessitera l'appui de ressources extérieures, mais il est certain qu'une part importante des travaux reviendra à la Corse.

 

 

 

Question n°51 de : Eugène BETTINI – le 25/03/2007

Bastia a perdu toutes ses plages : Toga, Piazza d'a, Ficaghjola.

Bonjour les projets structurants : le respect des espaces sociaux naturels où le lien social s'exprimait populairement ont disparu. Alors que nous sommes à l'heure du développement durable, votre opération n'est qu'une facette du plan d'urbanisation de la Corse : c'est-à-dire transformer la Corse en "BRONZE CUL international" et vouée à n'être qu'une périphérie pauvre de l'Europe industrielle et marchande !!

Si votre projet est aussi bien réalisé que celui de Campoloru, je n'ose imaginer les dégâts en terme d'écologie marine !! Comment allez-vous respecter l'herbier de posidonie (plante protégée par la loi) ? Si le projet se réalise, comment allez-vous respecter les courants marins ? Qui sont le ou les concepteurs des études réalisées en termes d'études d'impact écologique ?

 

Réponse du maître d'ouvrage : le 03/04/07

 

Les objectifs du projet sont évoqués dans les études disponibles dans les locaux de la Commission de pilotage et sur le site Internet du débat. Ils sont également exposés en détail dans le dossier du débat disponible lors des réunions publiques, au siège de la CPDP, et sur le site Internet du débat.

 

Le projet d'extension portuaire doit répondre à quatre objectifs :

-          sécuriser la navigation portuaire

o        en améliorant les conditions de manœuvres des navires dans le bassin

o        en permettant l'accueil des grands navires qui desservent Bastia actuellement.

-          améliorer le cadre portuaire,

o        en offrant des espaces de terre-pleins suffisants pour assurer la sécurité des usagers,

o        en garantissant une meilleure accessibilité au port,

o        en développant les services aux passagers.

-          répondre aux besoins de la continuité territoriale en répondant à la demande actuelle et future.

-          maintenir voire développer le rôle économique majeur du port dans l'agglomération bastiaise, et pour l'ensemble de la Corse.

 

L’un des objectifs du projet est bien de participer à un développement économique durable. Le projet doit ainsi permettre de participer et d’accompagner le développement économique de la Corse. Il ne se fera pas sans le respect des générations futures au travers de la formation et de l'éducation.

 

Quelle que soit l'évolution future du tourisme en Corse, il est nécessaire de mener une réflexion sur une éventuelle extension du port de Bastia. L’un des objectifs du projet est de participer à un développement économique durable. C'est à dire non pas de promouvoir le développement touristique de la Corse à tout prix, mais de l'accompagner en adaptant l'offre de transports à la demande.

Le projet doit permettre de participer et d’accompagner le développement économique de la Corse. Il ne se fera pas sans le respect des préoccupations environnementales et le respect des générations futures. Il ne s’agit donc pas de favoriser le tout tourisme. Le tourisme est un enjeu essentiel pour l’île : il représente aujourd’hui 36% du PIB marchand de l’île et les offres d’emplois dans le tourisme représentent environ le ¼ des emplois offerts en Corse. L’objectif est de le maîtriser. La problématique posée par le projet est bien : comment maîtriser le tourisme, dans le respect de notre environnement et de notre culture

 

 

 

Une étude environnementale a été réalisée sur les peuplements marins remarquables et les espèces marines protégées ou à valeur commerciale, à l’emplacement de chacune des deux options.

 

Les études ont été réalisées par un bureau d’études spécialisé, CreOcean. CreOcean est une société de services et de conseils en océanographie, en environnement littoral et marin. Elle a été choisie par la Collectivité Territoriale de Corse, après un appel d’offres public, pour son expérience et ses connaissances en matière de peuplements marins remarquables, espèces marines protégées ou à valeur commerciale.

Le débat public se situe très en amont du projet. Les études environnementales ne sont pas des études d’impact. Si le débat public conclut à la poursuite du projet, celles-ci seront menées plus tard dans les étapes du projet, en amont de l’enquête d’utilité publique.

 

La prise en compte des herbiers de posidonies

 

Les travaux, dans les deux options, pourraient entraîner la mise en suspension de sédiments sur le site et ses alentours. En particulier, ces sédiments sont susceptibles de se déposer sur les herbiers de posidonies. Pour l’une et l’autre des options, et comme dans tout chantier maritime, les travaux nécessitent la mise en œuvre de précautions particulières pour éviter la dispersion d'éléments fins dans l'eau qui peuvent endommager les herbiers. Les systèmes d'écran ont déjà été expérimentés mais ils s’avèrent vulnérables en mer ouverte. Si nécessaire, il pourra donc être mis en œuvre un lavage préalable des matériaux pour en éliminer les éléments fins.

 

Les effets du projet sur l’environnement peuvent être négatifs et positifs. Quelle que soit l’option, l’extension du port de Bastia entraînerait :

-          la destruction de certains habitats présentant un intérêt écologique (biodiversité, réseaux trophiques et paysage) et économique (pêche, plongée, protection du littoral) majeurs ,

-          la modification de la transparence des eaux (principalement durant le chantier mais également lors du percement et de l’entretien du chenal d’accès) et de l’hydrodrologie du site et donc de l’équilibre sédimentaire de l’herbier à proximité de l’ouvrage, à moyen et long terme,

-          l’augmentation des rejets telluriques liés à l’implantation du port notamment à travers les eaux de ruissellement  (hydrocarbures, antifouling, détergents,…) mais également les rejets des bateaux et des installations portuaires (sanitaires, commerces, distribution de carburant, réparation navale,…),

-          l’augmentation des mouillages forains à proximité du port en saison estivale motivée par les nouveaux services offerts aux plaisanciers à travers cette infrastructure portuaire et par l’abri éventuel apporté par les digues.

A long terme, des espèces protégées (Posidonies, Cymodocées, Grandes Nacres, oursin diadème) mais également la patelle géante (en cas de démantèlement de la digue du port actuel) seraient détruites.

Le projet aurait également des effets positifs sur l’environnement. Il permettrait en particulier :

-          La constitution de nouveaux habitats rocheux favorables à l’installation d’espèces de poissons (dans les interstices des enrochements)

-          L’extension de l’habitat d’une espèce protégée (la patelle géante) déjà présente sur les tétrapodes du port de commerce actuel.

 

Au-delà des moyens mis en œuvre pour limiter les impacts du projet sur l’environnement, plusieurs mesures peuvent être mises en place pour compenser ces impacts :

-          la mise en place de structures rocheuses immergées pourrait compenser en partie la perte des roches coralligènes présentes au large de la digue du port de commerce. En effet, ces structures pourraient présenter un intérêt paysager pour les plongeurs et un intérêt économique pour les pêcheurs à moyen terme

-          plusieurs mesures de renforcement des herbiers de Posidonies, à travers la réalisation d’actions spécifiques, dans des secteurs menacés ou dégradés en Corse, pourraient être envisagées (protection contre le chalutage sur la plaine orientale, aide à la recolonisation naturelle des herbiers au droit de la mine de Canari,…). La mise en place d’aires protégées ou tout autre mesure (mouillage organisé) permettant de maintenir en bonne santé ou de restaurer un herbier dont l’état est altéré doit être privilégiée.

-          le déplacement des principales espèces protégées et/ou sensibles pourrait être expérimenté et faire l’objet d’un suivi scientifique régulier.

-          la mise en place d’un système de surveillance de ces espèces au voisinage de l'extension portuaire permettrait de mieux appréhender l’impact de cette réalisation et d’intervenir le plus précocement possible en cas de dégradations liées à la gestion des infrastructures portuaires.

 

La prise en compte des courants marins

 

L’extension du port n’aura pas d’impact sur les courants généraux qui sont faibles dans les zones d’étude. Seuls les courants développés par les vagues à la plage ont un effet qui a été étudié, puisque c'est ce phénomène qui crée une partie du transit littoral.

 

Des courants peuvent se développer à proximité des ouvrages du fait de leur implantation, qui entraîne une modification du régime des houles. Ces "courants d'expansion latéral" ont été étudiés pour chacune des configurations susceptibles d'être concernées par le phénomène.

Dans le cas de la configuration sur le site actuel ou avec ouverture nord sur le site de la Carbonite, les courants d'expansion latéral qui seront crées n'auront pas d'impact. En effet, ils seront faibles et les zones du littoral concernées sont déjà artificialisées.

Ces courants ne sont pas susceptibles de gêner la navigation.

 

 

Nous vous invitons à venir participer, poser vos questions et émettre vos avis à la réunion thématique du 10 avril 2007 sur les aspects environnementaux.

 

 

 

Question n°40 de : Jean Yves COURTOIS, 20251 ALTIANI – le 13/03/2007

3e question : Nos entrepreneurs du BTP locaux n'ont-ils pas intérêt à cette création quels que soient les besoins ?

 

Réponse du maître d'ouvrage : le 21/03/07

 

Les objectifs du projet sont évoqués dans les études disponibles dans les locaux de la Commission de pilotage et sur le site Internet du débat. Ils sont également exposés en détail dans le dossier du débat disponible lors des réunions publiques, au siège de la CPDP, et sur le site Internet du débat.

 

Le projet d'extension portuaire doit répondre à quatre objectifs :

-                          sécuriser la navigation portuaire,

-                          améliorer le cadre portuaire,

-                          répondre aux besoins de la continuité territoriale en répondant à la demande actuelle et future.

-                          participer à un développement durable de la Corse

 

Ces objectifs répondent à des besoins vitaux pour la pérennité de la desserte maritime de Bastia et de la Corse dans son ensemble.

 

 

Le projet du maître d'ouvrage étant au stade des études préliminaires et du débat public, il n'est pas possible de connaître le détail des caractéristiques techniques de l'éventuelle extension, ni les entreprises qui réaliseraient les travaux.

 

Il y aura vraisemblablement une part importante de ces travaux qui sera réalisée par des entreprises corses. Les carrières préconisées pour l'approvisionnement des matériaux sont également localisées en Corse (Brando et Barbaggio), pour des raisons de coûts de transport et de praticité.

 

Cependant, un projet portuaire de cette ampleur, porté par une collectivité locale, est soumis au code des marchés publics. Les entrepreneurs locaux du BTP pourront donc rechercher des associations ou des partenariats avec d’autres entreprises corses ou du continent pour répondre aux appels d'offre de la Collectivité Territoriale de Corse, comme c’est déjà le cas pour les marchés d’infrastructures importantes.

 

 

 

 

 

ASPECTS TECHNIQUES

 

 

Question n°90 de : Tibo SISSON, 20230 SAN NICOLAO – le 10/05/07

Je considère ce projet démesuré : par rapport au site de la Citadelle, ce projet va enlaidir la ville. Pour la circulation en ville et sur la rocade sud suffisamment encombrées ! Pour débarquer des italiens qui transitent par la Corse pour se rendre en Sardaigne ! Pour la déstabilisation des plages au sud et la sortie de l'étang ! Pourquoi donc ne pas augmenter le trafic bateaux avec le sud de la Corse ; les transports maritimes sont à privilégier à notre époque, ne pas encombrer les routes saturées, ça c'est moderne. Pourquoi investir uniquement pour devenir le plus grand port et ramasser plus de taxes, si c'est au détriment de la qualité de vie et de la construction d'un environnement fragile, pensons à nos enfants !

                       

Réponse du maître d'ouvrage : le 29/05/07

 

En l'absence d'un plan directeur des ports corses, une analyse du potentiel de chacun des 6 autres ports a été réalisée, incluant les projets de développement connus.

 

Les ports du Sud de la Corse (Bonifacio, Propriano et Porto-Vecchio) ont des contraintes physiques telles qu'un projet d'extension n'est pas envisageable. Leur potentiel de développement est donc très limité. Leur hinterland est en outre très réduit, et ne permet pas d'envisager une desserte maritime fréquente. Une éventuelle augmentation des trafics sur ces ports aurait un coût très élevé et ne permettrait en aucun cas de se dispenser d'une extension à Bastia.

 

Par ailleurs, dans le cadre de l'option "site Carbonite", les études hydro-sédimentaires et sédimentaires ont montré qu'il n'y aurait pas de déstabilisation de la plage au-delà de 600 m au sud des infrastructures. Il n'y aura donc aucun impact sur la sortie de l'étang. Quant à la déstabilisation de la plage, elle ne sera que provisoire, avant d'atteindre un nouvel équilibre (au plus tard dans 10 ans), dont un engraissement le long de la contre-digue. Ces données seront précisées dans les études de projet ultérieures.

 

Enfin, le projet ne peut être qualifié de démesuré. Pour Bastia, la définition des besoins en quais et surfaces a été faite dans un souci d'optimiser les conditions d'exploitation et d'adaptation à l'évolution des navires. C'est ainsi qu'il n'est pas prévu d'accroître le nombre de postes à quai par rapport à la situation actuelle, mais seulement d'en changer les caractéristiques pour adapter le port aux critères de sécurité actuels et futurs et lui permettre de répondre aux besoins.

 

Le nombre de postes à quais est ainsi limité à :

  • 4 à 5 pour les ferries,
  • 1 à 2 pour le fret,
  • 1 à 2 pour les croisières,
  • 1 pour le ciment / divers.

 

 

 

 

Question n°89 de : Pierre Marie LE MAILLOT, 20000 AJACCIO – le 03/05/07

L’examen cartographique du littoral oriental fait apparaître que le mouvement sableux s’effectue du sud vers le nord depuis le Travo jusque l’Arinella, les déboires du port de Taverna en sont l’illustration. Est-ce que ce constat intervient dans le choix de l’option Carbonite ?

                       

Réponse du maître d'ouvrage : le 29/05/07

 

Ce type de constat a été pris en compte dans les études. Il intervient à deux niveaux dans le choix du positionnement de l'option et de ses caractéristiques :

 

§         le site a été choisi en bout de plage pour ne pas créer de discontinuité du transit littoral des sédiments, et éviter notamment l'érosion au Nord du port. Dans la configuration proposée par le maître d'ouvrage, il n'y a pas de risques d'érosion au nord du port, le littoral étant rocheux et artificialisé.

 

§         l'abandon de l'hypothèse avec entrée sud qui impliquait, à terme, un risque de sédimentation dans la passe d'entrée associée à une érosion forte au sud des infrastructures.

 

 

 

 

Question n°78 de : Bernard BIASOTTO, Association Arinella de Brando – le 18/04/07

Habitant la commune de Brando, et ayant lu sur le rapport de la CTC, que vraisemblablement et bien avant les consultations d’usages pour les marchés publics le site de la carrière de Brando a été sinon choisi du moins très sérieusement sollicité, je voudrais avoir plus de renseignements sur le site qui va recevoir l’appontement prévu pour les rotations des barges qui vont servir aux transports des blocs de roches issues de cette belle carrière. Ceci dans la configuration de l’acheminement des blocs par voie maritime bien sur

Le département de la Haute Corse, a réalisé il y a  peu de temps un enrochement qui a pour but de soutenir la RD 80 à l’entrée sud d’Erbalunga (principal village de la commune de Brando), réalisation pharaonique  qui traumatise par son gigantisme une grande partie de la population.

Le site qui a été détruit pour réaliser cette opération de grande sécurité se nommait la plage de l’Arinella.

Ce même département a pour projet de réaliser sous peu (projet approuvé par délibération par la commune de Brando), la création d’une plage sur ce site.

Pour en avoir vu le dessin et en apprécier les desseins, ce projet ressemble à si méprendre à un futur port…création d’une digue perpendiculaire à l’enrochement existant, le projet de plage est  consultable en Mairie d’Erbalunga

La carrière de Brando, pour situer géographique ma future question, est située au Nord d’Erbalunga,

L’enrochement de l’Arinella est situé au sud d’Erbalunga.

Il est mentionné pour l’option « port de Bastia » des rotations au nombre de 530/jour soit 1060 camions qui vont passer  sur la RD 80 et traverser dans un axe Nord Sud le village d’Erbalunga et la commune sur une distance d’environ 2 kilomètres

Comprenez l’inquiétude de la population de cette commune devant cette perspective de nuisances, je dirai presque de catastrophe naturelle, qu’elle pourrait subir tout au long de la durée  du chantier.

Aussi ma question est :

Ou devra se situer le site d’appontement qui doit recevoir les barges qui vont alimenter l’éventuel chantier du futur port de Bastia ?

                                                                                                               

Réponse du maître d'ouvrage : le 03/04/07

 

Si l’extension du port de Bastia se réalise, il sera nécessaire d’approvisionner des quantités importantes de matériaux de carrière pour réaliser les ouvrages (digues, remblais, remplissage de caissons).

Ces matériaux proviendront de diverses origines.

 

Tout d’abord, il faut rappeler que le chiffre de 530 camions par jour dans Bastia pendant la période de pointe de la construction correspondrait au besoin  global en matériaux (enrochements et remblais) si ceux-ci étaient intégralement approvisionnés par voie terrestre. S’il a été cité, c’est effectivement pour montrer la difficulté, sinon l’impossibilité d’un approvisionnement totalement terrestre, donc la nécessité d’un approvisionnement maritime, qui soulagera d’autant le trafic routier.

 

L’approvisionnement maritime peut s’envisager depuis un point situé sur la cote corse, ou depuis un site extérieur à l’île.

 

Sur l’île, deux carrières existantes ont été examinées pour leur proximité relative au projet, dont la carrière de Brando.

 

La piste de la carrière de Brando présente l’intérêt d’aboutir sur la RN à proximité du rivage. Il peut être envisagé de construire un appontement (éventuellement provisoire et démonté à la fin du chantier) en face de l’arrivée de la piste de chantier.

Les camions accéderaient à cet appontement sans circuler sur la RN ni traverser aucune zone habitée (traversée de la RN à sécuriser). Pendant les 2 à 3 ans de la construction des digues, des chalands pourraient être chargés sur cet appontement dans des chalands qui feraient la navette jusqu’au site de construction.

 

L’étude d’approvisionnement en matériaux effectuée dans le cadre de l’information du débat public avait pour objet de vérifier la faisabilité de cet approvisionnement. Si la décision de réaliser ce projet est prise, des études beaucoup plus détaillées préciseront les données, notamment quantitatives ; Par ailleurs, les entreprises qui effectueront les travaux proposeront peut-être d’autres solutions d’approvisionnement ou de mode de construction.

 

 

 

Question n°68 de : Etienne MOLINELLI, 20200 Ville di Pietrabugno – le 30/03/2007

Pourquoi ne pas construire le grand port de la Corse plus au sud de Bastia, à l'embouchure de Golo par exemple et à l'intérieur des terres? A cet endroit, il bénéficierait de tout l'espace requis pour le stockage des véhicules et autres marchandises. De cette manière, le littoral serait préservé.

A l'abri de tous les vents, les manœuvres d'entrée et de sortie seraient ainsi sécurisées.

A cet endroit, il  bénéficierait de la proximité du dépôt pétrolier et de l'aéroport de Poretta et du plus important carrefour de la Corse qu'est Casamozza.

De plus, il contribuerait au développement des communes de l'intérieur et ainsi l'actuel port de commerce de Bastia deviendrait l'un des plus beaux ports de plaisance et de croisières de Méditerranée.

                             

Réponse du maître d'ouvrage : le 19/04/07

 

Dans le cadre des études préliminaires, une trentaine d’esquisses ont été analysées selon de nombreux critères. De nombreuses ont été écartées pour des raisons techniques, environnementales, et parce qu’elles ne répondaient pas aux objectifs fixés par le projet. Le site du Golo n'a pas été retenu en raison des effets sur le littoral qu'aurait un ouvrage portuaire implanté sur cet emplacement.

 

Pour réaliser un port "intérieur", à supposer que les terrains soient disponibles et libres de toute contrainte, il serait nécessaire de réaliser :

-          un chenal d'accès d'une profondeur suffisante pour permettre l'accès des navires (en tenant compte des mouvements du navire dus à la houle),

-          des digues de part et d'autre de ce chenal pour assurer son maintien et protéger le port de l'entrée des houles.   

On se retrouverait donc dans les mêmes conditions que pour un port "extérieur" concernant l'impact sur le littoral et sur les milieux.

 

Sans ouvrages de part et d'autre du chenal, celui-ci se comblerait perpétuellement de sédiments qu'il serait nécessaire  de draguer. Ce dragage entraînerait une perte de sédiment à proximité de la source d'apport qu'est le Golo, et de graves conséquences sur le Lido de la Marana et donc le grau de l'étang de Biguglia.

Il faut également prendre en considération le fait qu'un chenal seul amène une modification du régime des houles à la côte, du fait de la différence de profondeur entre les fonds marins naturels et le fond du chenal, avec potentiellement des conséquences sur le littoral avoisinant déjà en érosion.     

 

 

 

Question n° 48 de : Thierry NOUAILLE – le 25/03/2007

Un éminent citoyen avait soumis l’idée que l’extension du port actuel de Bastia semblait impossible du fait de l’arrêt de l’activité du port pendant la phase des travaux.

 

Réponse du maître d'ouvrage : le ¾/07

 

L'organisation des chantiers dépendra des types d'ouvrages qui auront été définis par le maître d'œuvre.

 

Dans l’option "site Carbonite", le chantier pourrait s’organiser de façon relativement linéaire, avec une réalisation simultanée des terre-pleins et des digues. Les quais seront réalisés dans une deuxième phase, à l'abri des protections constituées par les digues. Les travaux n'auront aucune incidence sur le fonctionnement du port actuel et sur le trafic maritime. L’approvisionnement des matériaux par voie terrestre pourrait, en outre, éviter de transiter par la ville.

 

Dans l’option "site actuel", l'organisation du chantier est beaucoup plus complexe. En effet, la réalisation des ouvrages devra perturber le moins possible l'exploitation portuaire. Par ailleurs, le recépage de la digue existante doit se faire à l'abri de la nouvelle digue. Pendant la période de recépage, une partie des quais et terre-pleins existants ne seront plus utilisables pour l'exploitation.